15 mai 2009
Se mettre en 4
Il y a des jours, des weeks-ends comme ça qui devraient se démultiplier. Non pas pour avoir plus de jours de congés (je ne me plains pas de ce côté là) mais simplement pour pouvoir participer à tout ce qui est prévu. Parce que là, je suis légèrement dépourvue, sur-occupée, déboussolée et pour finir embêtée. Voici ce que je dois, ce que je devrais, ce que j'aurais du faire ces deux jours... qui commencent en fait cet après-midi, mon emploi du temps « pro » se terminant à 14 heures. Avant cela, j'aurais passé l'heure dévolue à mon déjeuner à donner mon sang : au moins ça c'est fait !
A 14 heures je dois déjà être à une demi-heure de route de mon boulot - premier retard donc – pour installer les stands, monter les chapiteaux, décorer une salle, pour les « 20 heures » de l'association A plus dont je fais partie (www.association-aplus.com)... 20 heures qui durent 48 heures et s'écoulent en fait entre le ce vendredi soir et dimanche soir... « 20 heures » auxquelles je ne pourrai malheureusement pas venir demain ni après-demain. Au moins, j'aurai préparé. Un aller-retour à l'école pour récupérer les enfants et je pourrai fignoler. Puis il faudra rentrer.
Ce soir, à 19h30, je suis censée retrouver les joyeux membres d'une autre association dont je fais aussi partie : l'association des parents d'élèves de l'école de mes enfants puisque nous organisons une conférence sur la dyslexie. Nous avons préparé la salle hier soir. Il faudra terminer avant l'arrivée des très nombreux spectateurs (on l'espère en tout cas).
Mais il faudra aussi que je soigne le pied de mon âne Halloween qui a visiblement un abcès, que je prépare mes affaires, que je trouve du temps pour m'occuper de mes enfants... et - mais il ne faut pas le dire ! - j'aimerais aussi beaucoup regarder le « finale » de la saison 5 de Grey's !
Aurais-je le temps d'aller faire un tour au bal en ouverture des « 20 heures » ? à la conférence de l'apel ?
Ce soir, j'aurais aussi du aller à ma répétition quotidienne de Batucada mais ce ne sera pas possible. A une réunion de la Croix-Rouge pour envisager de devenir secouriste, suite logique, à mon sens, de mon stage de janvier qui m'a permis d'apprendre les premiers gestes de secours, mais il faudra attendre la prochaine réunion. A la représentation théâtrale de quelques uns de mes élèves : trop tard, trop loin, on me racontera. Au ciné avec une amie qui m'a proposé d'aller voir Coco, avant Chanel que j'ai tant envie de voir : Combien de temps ce film restera-t-il sur les écrans ?
Demain matin, aux aurores, je pars avec mon ami Bruno faire un stage de maréchalerie. Lui apprendra à ferrer, moi à parer. Et ce sera déjà pas mal puisque cela me permettra de parer les pieds de mes ânes et ainsi non seulement de faire de substantielles économies mais aussi de leur assurer un entretien plus régulier de leurs petons !
Je ne pourrai pas courir ce week-end, pas de piscine ni de bricolage ni de promenade à vélo ni de jeu avec Xavier et les enfants mais d'autres s'en chargeront, pas de ballade à cheval non plus. Je vais louper les « 20 heures » : dans un an je serai là, promis ! Adieu aussi à cette fête de rue que l'on voulait admirer, à ces brocantes et à ces vide-greniers où l'on aurait sans doute trouver ce petit hérisson à bouteilles en métal que je cherche sans succès et quelques trésors pour les enfants. Mais des fêtes de rue et des brocantes il y en aura d'autres non ?
Est ce que le don d'ubiquité existe vraiment ? Comment se le procure-t-on ? Si vous avez une piste, je suis preneuse !
12:24 Publié dans Mon p'tit monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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