14 septembre 2008
Arche du Badier
Ai-je déjà parlé de toutes nos bestioles sur ce blog… pas sûre… Quelle honte ! Elles sont pourtant assez nombreuses par ici et surtout, surtout, elles comptent énormément pour nous. Tout au début, nous n’habitions pas encore ici, il y eu Liggi, cette jument offerte par mes parents… Le plus joli cadeau de noël de ma vie. J’avais 13 ans. Elle 7. Petite camarguaise au tempérament bien trempé. Compagne de mes étés, de mes vacances, de mes week-ends. Ma grande amie. On a grandi ensemble. Puis il y eut Embrun, son fils, mon pote. Joli cheval un peu trop peureux mais que j’ai fait naître, que j’ai élevé, éduqué, à la sueur de mon front et de mon porte-monnaie (mais je vous l’assure, étudiante puis jeune correspondante de presse, mettant tous mes sous ou presque dans cette passion, je dépensais moins pour lui que mes amis pour leur sorties, ces inconditionnels de bars, de sorties, de boîtes et de fringues). Des chevaux que j’allais voir chaque jour, ou presque, dès potron-minet, dans leurs prés.
A la même époque, les ânes de mes parents ont rejoint mes grands équidés. Anémone et ses « enfants » Etamine et Halloween. Autant d’amis, de contraintes parfois. Puis nous nous sommes installés ici, dans ce joli hameau, avec ce petit pré et cette grande grange à laquelle ils ont accès librement. Au gré de leurs envies, du froid et du chaud, du vent, de la neige et de la pluie… Quelle joie de seller ou de bâter et de partir sur les chemins. Plus d’obstacle. Plus de dressage… si ce n’est pour le plaisir… dans les prés et les chemins. Quel bonheur, depuis, de se réveiller et de les voir là, de s’assurer que tout va bien ; d’être là quand ça ne va pas pour soigner tout de suite les bobos même si on ne peut pas toujours lutter contre le destin… Liggi puis Etamine ont rejoint le paradis des galops éternels. Les autres sont là. Chouchoutés par les voisins aussi. D’autres suivront. Sûrement.
Depuis l’an dernier, il y a aussi nos poules. Trois. Une disparue. Trois autres achetées. Une autre morte. 4 belles poulettes donc qui gambadent ici, nous donnant chaque jour leurs œufs. Vous vous rendez compte ! Ce travail qu’elles effectuent chaque jour ! Fabriquer et pondre un œuf… Cette petite chose si belle, si parfaite, si délicieuse. Réfléchissez y. C’est magique !
Nos quatre canards, deux femelles et deux mâles, embellissent notre mare. Un couple de Coureurs Indiens, un autre de Kaki Campbell : très chic n’est ce pas ?!!! Achetés sur un petit marché. Plaisir quotidien d’entendre leur cancanements en nous voyant passer. Attendant un morceau de pain, un bol de maïs.
Et puis, cet été, Cow Boy, gros chat noir et blanc nous a rejoint. Je pense que Marianne aurait été contente de savoir qu’il viendrait ici…Après elle. Je crois qu’il est bien. Il rentre, il sort. Un nid douillet dans une étable. Des souris à chasser. Des coins pour se cacher. Des coins ensoleillés pour se faire chauffer… Quelques semaines plus tard, Rosalie nous a rejoint, petite minette tigrée, réservée pour nous avant d’accueillir Cow Boy. La joie de nos enfants !
Pas (encore) de chien. Ni de chèvre, ni de mouton ! Ni de lapin nain ou de cobaye. Ah ça non merci…
Mais des insectes attrapés et élevés quelques temps par Barnabé avant d’être relâchés. Ça oui !
* Promis, les photos suivent !
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29 juin 2008
Gallinacées
Vous allez me dire que je me répète... Que j'en fais un peu trop... Mais je le dirai quand même ! A toutes celles et à tous ceux qui ont un jardin (suffisamment grand quand même évidemment) : N’hésitez plus ! Achetez des poules !
Nous en avions trois, une pour chaque enfant, évidemment. A leurs intiales : Babette pour Barnabé, Monette pour Montaine, Henriette pour Hector (Henri, notre voisin étant par ailleurs le grand pote d'Hector).
L’une d’elle nous a quitté. Nous en avons acheté trois autres. Voici donc qui se promène autour de chez nous : une noire, une blanche, une grise, deux rousses. Rigolotes, jolies, décorant avantageusement le jardin, occupant les enfants, et pondant chaque jours de très bons œufs, fabriqués à base de blé et de maïs concassé, si possible bio et surtout, surtout, à force d'ingurgitation d’innombrables bestioles, graines et gros vers de terre picorés par-ci, par-là.
Parce que si la nuit, nos poules rentrent au poulailler, que l’on ferme soigneusement (hum, hum, enfin quand on y pense !), la journée, elles se baladent où bon leur semble dans les prés alentours puisque le « jardin » n’est pas fermé.
Crottes très peu visibles, rapidement sèches et pas du tout odorantes. Le seul travail consiste à changer de temps en temps les papiers journaux que je pose sous leur perchoir et qui récolte toutes leurs fientes nocturnes… N’HESITEZ PLUS ! ACHETEZ DES POULES !
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07 février 2008
Etamine
Etamine est morte ce samedi 2 février 2008.
Elle était en colique depuis le jeudi matin. Le docteur Caillard lui a administré les premiers soins (calmant, décontractant, paraffine) et j'ai continué. En ce vendredi matin, elle allait mieux. L'après midi, elle était toujours alerte mais est restée prostrée, fatiguée.
J’ai pris la décision de l’emmener à l’école véto. Bruno a fait le transport et est resté avec moi durant l’auscultation.
Nous sommes arrivés à 20h30. Jean-Luc Cadoré était de garde ce week-end.
A 22h30, j’ai pris la décision de la faire opérer.
Elle était toujours vive, paraissait même mieux. Aucun signe de douleur.
Nous sommes rentrés.
A minuit, l’interne m’a appelée pour me demander de lui donner l’autorisation de l’euthanasier. Perforation des intestins. Rien à faire.
Dire "oui, je vous autorise à euthanasier Etamine " a été extrêmement dur (d'autant plus comme ça par téléphone).
Je l’ai déjà vécu pour ma jument Liggi, pour mon chien Alto. Certains d’entre vous l’ont sans doute vécu aussi.
Jamais plus je n’aurai le plaisir de voir cette ânesse si jolie, si vive, si courageuse, si attachante. Et toujours je me reprocherai de n’avoir peut-être pas tout fait.
Mes amis m'ont soutenue. Ils ont raison. Seul le temps pourra alléger ma peine.
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